la Dame d'Avalon Index du Forum

la Dame d'Avalon
Vous êtes ici chez vous (Amitié sans tabous ni frontières, nos passions et les vôtres)

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La lecture

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    la Dame d'Avalon Index du Forum -> Arts et culture -> Documents pédagogiques
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Morgane
Administrateurs

En ligne

Inscrit le: 17 Mai 2010
Messages: 109 224
Localisation: Rouen
Féminin Cancer (21juin-23juil) 兔 Lapin

MessagePosté le: Jeu 16 Fév - 18:55 (2017)    Sujet du message: La lecture Répondre en citant



La route du Nord

par Xavier-Laurent Petit




 


L'auteur :

Xavier-Laurent Petit est né dans la région parisienne en 1956;
il a suivi des études de philosophie.
Il devient finalement instituteur, puis écrivain.

Ses premières publications sont des romans de science fiction pour la jeunesse.

Il aime dire que "tout comme l'écriture, la lecture est une merveilleuse façon de voyager".



L'histoire :

Comme chaque été, Galshan a quitté la ville pour rejoindre Baytar, son grand-père, dans la vallée.
Hommes et troupeaux attendent désespérément les pluies d'été.
Depuis des semaines, le soleil et le vent brûlent tout sur leur passage.
Uugan décide de prendre la route du Nord avec les bêtes.
Galshan l'accompagne pour veiller sur Töönejlig, une jument sur le point de mettre bas, laissant à regret son grand-père.

Un long voyage commence...


Informations bibliographiques :


Titre : La route du Nord
volume 1063 de Castor poche - aventure
auteur
Xavier-Laurent Petit
éditeur Flammarion "2008"
200 pages

n° ISBN 
2081210096, 9782081210097

Ces informations viennent de chez "Google Books"
   



*************************************************

Mon résumé :
     

Dans le livre précédent, "153" jours en hiver", Galshan a 10 ans, et elle va déjà passer du temps chez Baytar,
son grand-père, parce que sa mère attend un autre enfant.

Ici, elle se rend dans la vallée de Tsagüng qui se situe au fond des steppes mongoles, retrouver son
grand père avec qui elle a une relation très forte. Il lui avait même offert un aigle "Kudag" mais il ne
joue aucun rôle dans la route du Nord.

Galshan qui a connu son grand-père robuste, vigoureux, propriétaire d'un grand et beau troupeau,
retrouve un vieux devenu aveugle, se déplaçant avec beaucoup de mal; tout ceci la rend triste.
Elle va essayer de sauver les quelques bêtes qui restent encore en partant avec Uugan qu'elle considère
comme un frère même s'il a l'âge de son père, Ryham.

Baytar ayant accepté qu'elle parte, n'est-elle pas petite fille de nomade, elle n'oublie pas d'emmener
Töönejlig, la jument prête à avoir son petit et qu'elle aime presque autant que son aigle.

Le voyage va être difficile, des bêtes vont encore mourir mais pas seulement car le jour où
nait "Sighur Mor" le poulain de Töönejlig, Baytar, le grand-père, va mourir.



Les différents personnages :

Baytar, le grand-père; (berger)
Galshan, sa petite fille;
Ryham, fils de Baytar et père de Galshan; (il emmène des touristes là où ils veulent aller)
Daala, épouse de Ryham et mère de Galshan; (elle est professeur d'anglais)
Uugan, frère de "cœur" de Ryham; Baytar l'avait recueilli enfant;
Tsaamed, épouse de Uugan; (elle a eu des jumeaux, il n'y a pas très longtemps)

Sofia, la photographe, cliente de Ryham;

Tsegmidjin, dit Tseg, qui a sauvé Sofia;
Gulundshaa, épouse de Tseg;


Tête Noire
, cheval de Baytar;
Kudaj, aigle de Galshan
Ünaa, chien du grand-père (Baytar);
Töönejlig, jument prête à mettre bas, son nom veut dire "celle qui a une tache blanche";
Sighur Mor, le poulain qui naitra un jour d'orage d'où son nom "cheval de l'orage";



Un peu de vocabulaire :


Aïrak : Lait de jument, fermenté

Attas : Grand-père

Baïrla : Merci

Deel : Vêtement de fête, brodé

Gers : Grosse tente circulaire en feutre aussi appelée "yourte"

Aïl : Campement de gers

Ikhnas : Cheval castré

Owoo : Pyramide de pierres construite pour signaler un lieu important, un lieu de recueillement

Saxaoul : Arbustes (pour faire du feu)

Tsagüng : Vallée en Mongolie

Uul : Montagne


       

       
Chez les nomades de Mongolie; on parle des heures en faisant référence aux animaux :

entre 4h et 6h (matin)        C'est l'heure du tigre;

entre 6h et 8h
  (matin)       C'est l'heure du lièvre;

entre midi et 14h
               C'est l'heure du cheval;

entre 16h et 18h               C'est l'heure du singe.



  
  

       

______________

Agis avec gentillesse mais n'attends pas de reconnaissance
Confucius


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Jeu 16 Fév - 18:55 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Morgane
Administrateurs

En ligne

Inscrit le: 17 Mai 2010
Messages: 109 224
Localisation: Rouen
Féminin Cancer (21juin-23juil) 兔 Lapin

MessagePosté le: Mar 3 Oct - 14:36 (2017)    Sujet du message: La lecture Répondre en citant

         
  
 
Aux champs
 
 
A Octave Mirbeau
  
Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produites à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison. 
 
 
Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable. 
 
 
La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons. 
 
 
Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : "Je m'y ferais bien tous les jours". 
 
 
Par un après-midi du mois d'août, une légère voiture s'arrêta brusquement devant les deux chaumières, et une jeune femme, qui conduisait elle-même, dit au monsieur assis à côté d'elle : 
 
 
- Oh ! regarde, Henri, ce tas d'enfants ! Sont-ils jolis, comme ça, à grouiller dans la poussière. 
 
 
L'homme ne répondit rien, accoutumé à ces admirations qui étaient une douleur et presque un reproche pour lui. 
 
 
La jeune femme reprit : 
 
 
- Il faut que je les embrasse ! Oh ! comme je voudrais en avoir un, celui-là, le tout petit. 
 
 
Et, sautant de la voiture, elle courut aux enfants, prit un des deux derniers, celui des Tuvache, et, l'enlevant dans ses bras, elle le baisa passionnément sur ses joues sales, sur ses cheveux blonds frisés et pommadés de terre, sur ses menottes qu'il agitait pour se débarrasser 
des caresses ennuyeuses. 
 
 
Puis elle remonta dans sa voiture et partit au grand trot. Mais elle revint la semaine suivante, s'assit elle-même par terre, prit le moutard 
dans ses bras, le bourra de gâteaux, donna des bonbons à tous les autres ; et joua avec eux comme une gamine, tandis que son 
mari attendait patiemment dans sa frêle voiture. 
 
 
Elle revint encore, fit connaissance avec les parents, reparut tous les jours, les poches pleines de friandises et de sous. 
 
 
Elle s'appelait Mme Henri d'Hubières. 
 
 
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et, sans s'arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans. 
 
 
Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent. 
Alors la jeune femme, d'une voix entrecoupée, tremblante commença : 
 
 
- Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien... je voudrais bien emmener avec moi votre... votre petit garçon... 
 
 
Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas. 
 
 
Elle reprit haleine et continua. 
 
 
- Nous n'avons pas d'enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi... Nous le garderions... voulez-vous ? 
 
 
La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda : 
 
 
- Vous voulez nous prend'e Charlot ? Ah ben non, pour sûr. 
 
 
Alors M. d'Hubières intervint : 
 
 
- Ma femme s'est mal expliquée. Nous voulons l'adopter, mais il reviendra vous voir. S'il tourne bien, comme tout porte à le croire, 
il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s'il ne répondait pas à nos soins, 
nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs, qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. 
Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu'à votre mort, une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris ? 
 
 
La fermière s'était levée, toute furieuse. 
 
 
- Vous voulez que j'vous vendions Charlot ? Ah ! mais non ; c'est pas des choses qu'on d'mande à une mère çà ! Ah ! mais non ! 
Ce serait abomination. 
 
 
L'homme ne disait rien, grave et réfléchi ; mais il approuvait sa femme d'un mouvement continu de la tête. 
 
 
Mme d'Hubières, éperdue, se mit à pleurer, et, se tournant vers son mari, avec une voix pleine de sanglots, une voix d'enfant dont 
tous les désirs ordinaires sont satisfaits, elle balbutia : 
 
 
- Ils ne veulent pas, Henri, ils ne veulent pas ! 
 
 
Alors ils firent une dernière tentative. 
 
 
- Mais, mes amis, songez à l'avenir de votre enfant, à son bonheur, à ... 
 
 
La paysanne, exaspérée, lui coupa la parole : 
 
 
- C'est tout vu, c'est tout entendu, c'est tout réfléchi... Allez-vous-en, et pi, que j'vous revoie point par ici. C'est i permis d'vouloir 
prendre un éfant comme ça ! 
 
 
Alors Mme d'Hubières, en sortant, s'avisa qu'ils étaient deux tout petits, et elle demanda à travers ses larmes, avec une ténacité 
de femme volontaire et gâtée, qui ne veut jamais attendre : 
 
 
- Mais l'autre petit n'est pas à vous ? 
 
 
Le père Tuvache répondit : 
 
 
- Non, c'est aux voisins ; vous pouvez y aller si vous voulez. 
 
 
Et il rentra dans sa maison, où retentissait la voix indignée de sa femme. 
 
 
Les Vallin étaient à table, en train de manger avec lenteur des tranches de pain qu'ils frottaient parcimonieusement avec un peu de 
beurre piqué au couteau, dans une assiette entre eux deux. 
 
 
M. d'Hubières recommença ses propositions, mais avec plus d'insinuations, de précautions oratoires, d'astuce. 
 
 
Les deux ruraux hochaient la tête en signe de refus ; mais quand ils apprirent qu'ils auraient cent francs par mois, ils se considèrent, se consultant de l'oeil, très ébranlés. 
 
 
Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda : 
 
 
- Qué qu't'en dis, l'homme ? Il prononça d'un ton sentencieux : 
 
 
- J'dis qu'c'est point méprisable. 
 
 
Alors Mme d'Hubières, qui tremblait d'angoisse, leur parla de l'avenir du petit, de son bonheur, et de tout l'argent qu'il pourrait 
leur donner plus tard. 
 
 
Le paysan demanda : 
 
 
- C'te rente de douze cents francs, ce s'ra promis d'vant l'notaire ? 
 
 
M. d'Hubières répondit : 
 
 
- Mais certainement, dès demain. 
 
 
La fermière, qui méditait, reprit : 
 
 
- Cent francs par mois, c'est point suffisant pour nous priver du p'tit ; ça travaillera dans quéqu'z'ans ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs. 
 
 
Mme d'Hubières trépignant d'impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait enlever l'enfant, elle donna cent francs en 
cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le maire et un voisin, appelé aussitôt, servirent de témoins complaisants. 
 
 
Et le jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot désiré d'un magasin. 
 
 
Les Tuvache sur leur porte, le regardaient partir muets, sévères, regrettant peut-être leur refus.   
    
On n'entendit plus du tout parler du petit Jean Vallin. Les parents, chaque mois, allaient toucher leurs cent vingt francs chez le notaire ; et ils étaient fâchés avec leurs voisins parce que la mère Tuvache les agonisait d'ignominies, répétant sans cesse de porte en porte qu'il fallait être dénaturé pour vendre son enfant, que c'était une horreur, une saleté, une corromperie. 
 
 
Et parfois elle prenait en ses bras son Charlot avec ostentation, lui criant, comme s'il eût compris : 
 
 
- J't'ai pas vendu, mé, j't'ai pas vendu, mon p'tiot. J'vends pas m's éfants, mé. J'sieus pas riche, mais vends pas m's éfants. 
 
 
Et, pendant des années et encore des années, ce fut ainsi chaque jour des allusions grossières qui étaient vociférées devant la porte, 
de façon à entrer dans la maison voisine. La mère Tuvache avait fini par se croire supérieure à toute la contrée parce qu'elle n'avait 
pas vendu Charlot. Et ceux qui parlaient d'elle disaient : 
 
 
- J'sais ben que c'était engageant, c'est égal, elle s'a conduite comme une bonne mère. 
 
 
On la citait ; et Charlot, qui prenait dix-huit ans, élevé dans cette idée qu'on lui répétait sans répit, se jugeait lui-même supérieur à ses camarades, parce qu'on ne l'avait pas vendu. 
 
 
Les Vallin vivotaient à leur aise, grâce à la pension. La fureur inapaisable des Tuvache, restés misérables, venait de là. 
 
 
Leur fils aîné partit au service. Le second mourut ; Charlot resta seul à peiner avec le vieux père pour nourrir la mère et deux autres 
sœurs cadettes qu'il avait. 
 
 
Il prenait vingt et un ans, quand, un matin, une brillante voiture s'arrêta devant les deux chaumières. Un jeune monsieur, avec une chaîne 
de montre en or, descendit, donnant la main à une vieille dame en cheveux blancs. La vieille dame lui dit : 
 
 
- C'est là, mon enfant, à la seconde maison. 
 
 
Et il entra comme chez lui dans la masure des Vallin. 
 
 
La vieille mère lavait ses tabliers ; le père, infirme, sommeillait près de l'âtre. Tous deux levèrent la tête, et le jeune homme dit : 
 
 
- Bonjour, papa ; bonjour maman. 
 
 
Ils se dressèrent, effarés. La paysanne laissa tomber d'émoi son savon dans son eau et balbutia : 
 
 
- C'est-i té, m'n éfant ? C'est-i té, m'n éfant ? 
 
 
Il la prit dans ses bras et l'embrassa, en répétant : - "Bonjour, maman". Tandis que le vieux, tout tremblant, disait, de son ton calme 
qu'il ne perdait jamais : "Te v'là-t'i revenu, Jean ?". Comme s'il l'avait vu un mois auparavant. 
 
 
Et, quand ils se furent reconnus, les parents voulurent tout de suite sortir le fieu dans le pays pour le montrer. On le conduisit chez le 
maire, chez l'adjoint, chez le curé, chez l'instituteur. 
 
 
Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière, le regardait passer. 
 
 
Le soir, au souper il dit aux vieux : 
 
 
- Faut-i qu'vous ayez été sots pour laisser prendre le p'tit aux Vallin ! 
 
 
Sa mère répondit obstinément : 
 
 
- J'voulions point vendre not' éfant ! 
 
 
Le père ne disait rien. 
 
 
Le fils reprit : 
 
 
- C'est-i pas malheureux d'être sacrifié comme ça ! 
 
 
Alors le père Tuvache articula d'un ton coléreux : 
 
 
- Vas-tu pas nous r'procher d' t'avoir gardé ? 
 
 
Et le jeune homme, brutalement : 
 
 
- Oui, j'vous le r'proche, que vous n'êtes que des niants. Des parents comme vous, ça fait l'malheur des éfants. Qu'vous mériteriez 
que j'vous quitte. 
 
 
La bonne femme pleurait dans son assiette. Elle gémit tout en avalant des cuillerées de soupe dont elle répandait la moitié : 
 
 
- Tuez-vous donc pour élever d's éfants ! 
 
 
Alors le gars, rudement : 
 
 
- J'aimerais mieux n'être point né que d'être c'que j'suis. Quand j'ai vu l'autre, tantôt, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'suis dit : 
"V'là c'que j'serais maintenant !". 
 
 
Il se leva. 
 
 
- Tenez, j'sens bien que je ferai mieux de n'pas rester ici, parce que j'vous le reprocherais du matin au soir, et que j'vous ferais 
une vie d'misère. Ca, voyez-vous, j'vous l'pardonnerai jamais ! 
 
 
Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants. 
 
 
Il reprit : 
 
 
- Non, c't' idée-là, ce serait trop dur. J'aime mieux m'en aller chercher ma vie aut'part ! 
 
 
Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l'enfant revenu. 
 
 
Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria : 
 
 
- Manants, va ! 
 
 
Et il disparut dans la nuit.
   
 

 
Thomas, en classe de collège 4eE
 

______________

Agis avec gentillesse mais n'attends pas de reconnaissance
Confucius


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:41 (2017)    Sujet du message: La lecture

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    la Dame d'Avalon Index du Forum -> Arts et culture -> Documents pédagogiques Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | créer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
{Thème créé par Nina} Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com