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Chevalerie
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MessagePosté le: Lun 21 Fév - 14:34 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

Aux alentours de l'an Mil, le terme latin miles (guerrier) se répand.

Il désigne alors le chevalier.

Ce chevalier se caractérise par le fait qu'il soit un guerrier à cheval,
mais il n'est que rarement désigné par le terme equites signifiant cavalier.

À l'époque où le système féodal se répand, la seigneurie en est la structure de base.

C'est un système devant maintenir l'ordre et la justice et ayant pour centre le château fort.

Le chevalier est alors un guerrier appartenant à la maison du seigneur :
celui-ci devant s'entourer d'un groupe de soldats professionnels qui l'aident
à maintenir l'ordre et à protéger les habitants de la seigneurie, et les passants.

Ils participent au contrôle des populations et partagent avec le seigneur les profits de la seigneurie.
Dès le XIe siècle, miles devient synonyme de vassus, le vassal.
Le chevalier est bel et bien le serviteur armé du châtelain : il fait ses premières armes
contre les ennemis du seigneur et les paysans libres (les Vilains) de l'an Mil.

Il participe au maintien du système féodal et au respect des coutumes.







Chevaliers au XIe siècle
(Tapisserie de Bayeux)
______________

Il n'y a pas besoin d'être une lumière pour savoir qu'il fait noir. Ph. Geluck


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MessagePosté le: Lun 21 Fév - 14:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 22 Fév - 14:11 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

    
 
 
 
Essor de la chevalerie au XIe siècle :

Le XIe siècle constitue un tournant et c'est une évolution importante
car il marque l'essor des châtelains et des milites, ceux-ci concurrençant et
affaiblissant le pouvoir royal.
En effet, ces deux entités deviennent de plus en plus autonomes et détiennent
un pouvoir non négligeable.
La chevalerie va progressivement se distinguer, se démarquer comme un
groupe social à part, avec ses propres valeurs et normes mais aussi grâce à un mode
de vie particulier, une certaine idéologie qu'elle revendique et défend.
En outre, cette catégorie va progressivement devenir un idéal à suivre, un modèle.
La chevalerie qui se forme au cours du XIe siècle se définit réellement à partir des
caractéristiques suivantes : elle constitue tout d'abord une catégorie sociale à part
entière voire une « catégorie socioprofessionnelle ».
Cette dernière se situe socialement au-dessous de la noblesse.
Elle rassemble tous ceux qui n'ont "ni la notoriété d'un lignage noble, ni la richesse
d'un grand propriétaire terrien, ni le droit de ban d'un sire".
En d'autres termes, est chevalier un homme qui n'est pas issu de la noblesse d'un point
de vue héréditaire, qui ne possède pas de richesses considérables, que ce soit en terres ou
en argent, enfin qui n'a pas le pouvoir de convoquer des vassaux à son service ni de
commander, de contraindre, de convoquer l'ost (droit de ban).
Cependant, un chevalier a le droit de porter des armes, l'armement caractéristique
du chevalier étant, outre coûteux, composé de la lance et de l'épée pour le XIe siècle.
Par ailleurs, le chevalier combat à cheval, ce qui peut paraître insignifiant mais qui a
en réalité de l'importance car un cheval coûte cher et constitue de ce fait une marque
de prestige, de richesse, de supériorité.



 
Godefroi de Bouillon  
I061-1100  
Chevalier historique 
Belgique - Terres Saintes 
Fils de l'héritière des ducs de Brabant et d'Eustache II, Comte de Boulogne, au royaume de France, Godefroy de Bouillon est un descendant de Charlemagne.L'un des premiers à répondre à l'appel d'Urbain II, en 1095, Godefroy de Bouillon devient aussi l'un des principaux chefs de la première croisade. en 1096, pour financer son départ, il vend son domaine de Bouillon à Otbert, prince-évêque de Liège. Parti de Vézelay avec une suite nombreuse, il passe par Ratisbonne, Vienne, Belgrade et Sofia, arrive à Constantinople, et se heurte aussitôt à Alexis Comnène....
Il est au premier rang lors de la prise de Jérusalem en 1099. La couronne de roi de Jérusalem lui est proposé après la prise de la ville mais il la refuse, arguant que seul le Christ est autorisé a porter ce titre. Il est donc fait Avoué du Saint-Sépulcre. Il meurt l'année suivante et son frère Baudouin qui avait aussi participé a la croisade devient roi.



Guillaume le Conquerrant  
1027-1087  
Chevalier historique 
Angleterre France 
Lorsqu'il hérite de son père le duché de Normandie, Guillaume dont la mère est fille d'un tanneur, ne s'appelle encore que «Guillaume le Bâtard». Sa conquête de l'Angleterre va faire de lui «Guillaume le Conquérant».Par son père, Guillaume possède des droits au trône d'Angleterre mais, à la mort du roi, Harold II s'empare de la couronne. Furieux, Guillaume décide de la lui arracher. Le 27 septembre 1066, parti des côtes normandes avec quelques milliers d'hommes, il débarque en Angleterre. Descendu le dernier de son bateau, il trébuche et tombe sur le SABLE. Ce qu'un autre aurait interprété comme un mauvais présage le fait rire. Il dresse son camp près du petit village côtier de Hastings et se prépare au combat. Harold et son armée arrivent sur les lieux quelques JOURS plus tard. Le 14 octobre au matin, la bataille s'engage. A la tombée du jour, Harold, qui n'a plus autour de lui que sa garde, est tué d'une flèche reçue dans l'oeil. Le jour de Noël suivant, Guillaume est sacré, dans l'abbaye de Westminster, roi de cette Angleterre que nul, dans l'Histoire, n'a envahie après lui.


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MessagePosté le: Mer 23 Fév - 12:11 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant





L'ascension sociale progressive des chevaliers :





L'accès à la chevalerie constitue un bon moyen pour connaître
une ascension sociale.
Cependant, cette promotion n'est pas systématique.
Le titre de chevalier pouvait se perdre si le chevalier
en question était malade par exemple et que par conséquent,
il ne pouvait plus assurer sa fonction militaire.
En outre, le chevalier pouvait avoir subi des blessures graves
durant une bataille ou un affrontement et ne plus pouvoir
combattre par la suite.
De fait, il perdait son statut et était petit à petit oublié de la société.
Au cours du Moyen Âge, les chevaliers se sont rapprochés et
unifiés durant les combats, à la guerre, et ont fini par former
un véritable ordre social à part.
Pendant les tournois, les chevaliers s'affrontaient pour gagner
du prestige et de la renommée et espérer connaître une ascension
sociale par un mariage avec la fille d'un seigneur par exemple.
Aussi, par ce facteur d'union entre membres de la chevalerie et
de la noblesse, un processus de fusion s'est opéré au cours du
Moyen Âge entre la chevalerie et la noblesse, si bien qu'il devenait
de plus en plus difficile de distinguer les deux ordres.  
Mais ce processus majeur dans l'histoire de la chevalerie s'est opéré
sur plusieurs siècles, ce fut un long et lent processus qui a abouti à
une véritable réunion, une assimilation des deux groupes sociaux
aux XIVe et XVe siècles.
D'un point de vue militaire, la chevalerie va progressivement
imposer sa prépondérance sur les champs de bataille, et cela
dès le milieu du XIe siècle, tout particulièrement en France.
En effet, les chevaliers deviennent les combattants, les guerriers
par excellence, l'élite de l'armée, un ordre militaire prestigieux
qui bâtit sa renommée sur ses exploits et victoires militaires.
Son action se révèle de plus en plus décisive lors des batailles;
c'est elle qui décide de la victoire ou de la défaite.
Par conséquent, son prestige en est rehaussé.
La bataille de Bouvines qui se déroula le 27 juillet 1214
est un bon exemple pour illustrer cette idée.
En effet, l'action de la chevalerie décida en grande partie de
la victoire française.
Mais cette place centrale qu'occupe la chevalerie sur le champ de
bataille s'appuie sur un passé qui les prédisposait déjà à s'imposer.
En effet, dès l'époque carolingienne, la cavalerie tenait une place
centrale dans l'armée.
Les rois francs, dès Charles Martel, avaient privilégié
l'utilisation de la cavalerie lors des affrontements.
De fait, la chevalerie était encline à s'imposer par la suite
comme un ordre social à part, supérieur.



Chevalier de l'Ordre du Temple au XIIe



Chevaliers Teutoniques au XIIe
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MessagePosté le: Jeu 24 Fév - 18:01 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
   
 
 
Le rôle de l'Église :
À ses débuts, la chevalerie n'était nullement valorisée par l'Église.
Effectivement, si cette dernière soutenait et défendait entièrement les chevaliers
partant en croisade, elle dénonçait ceux qui risquaient leur vie non pas pour Dieu
mais pour de l'argent pendant les tournois notamment.
À la base, elle voyait les chevaliers comme des hommes obéissant à leur seigneur et
usant de la violence pour s'imposer et appliquer leur autorité dans les domaines
qu'ils devaient contrôler et surveiller.
Il y avait également cette vision du cavalier errant, sans but ni objectif précis,
qui pillait et commettait des vols et autres rapts pour subvenir à ses besoins.
L'Église a fortement contribué à influencer la chevalerie et à modifier
ses valeurs, ses devoirs.
Elle a utilisé cet ordre pour en faire des défenseurs de leurs propres causes.
Elle a en cela incité les chevaliers du siècle à devenir des Milites Christi,
autrement dit des "Chevaliers du Christ" au service de Dieu.
Pour ce faire, l'Église a ainsi assuré la rémission des péchés à tous les chevaliers
désirant combattre les infidèles en Terre Sainte.
Les Croisades ont donc joué un rôle central dans la réunion, la "réconciliation"
en quelque sorte de l'Église et de la chevalerie.
Il était désormais possible à partir du XIIe siècle, notamment lors de la première
croisade prêchée par Urbain II en 1095 d'être chevalier et de combattre pour Dieu.
Durant cette période, on a donc bien une opposition totale entre chevalerie du Christ
et chevalerie du siècle, la première étant valorisée et défendue par l'Église,
la seconde méprisée par celle-ci.
L'exemple des Templiers illustre bien cette opposition.
Ces derniers sont en effet des "nouveaux chevaliers" car ce sont des croisés
permanents, sortes de moines guerriers.
Ils sont donc soutenus par l'Église car ce sont des chevaliers servant et défendant
une cause considérée comme juste par cette dernière, à savoir la lutte contre
les musulmans ayant pris possession de Jérusalem et de la Terre Sainte.
Les Templiers servent en fait les intérêts de l'Église dans un certain sens.
S'ils tuent, ils ne risquent pas la damnation selon l'Église car c'est pour le Christ qu'ils le font,
autrement dit pour une cause juste.
En combattant pour le Christ, l'Église assure à ces derniers une vie éternelle après la mort.
De fait, on peut conclure sur l'idée qu'au Moyen Âge, l'Église valorise la fonction guerrière
et la considère mieux au fil des siècles, faisant en sorte qu'elle serve ses propres
intérêts (croisade), bien qu'elle s'y fût farouchement opposée auparavant.




Chevalier Teutonique au XIIIe



Chevalier croisé au XIIIe



Chevalier de l'Ordre du Saint Sépulcre au XIIIe



 
 
Chevalier de l'ordre du Temple au XIIIe 

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MessagePosté le: Sam 26 Fév - 14:39 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
L'âge d'or de la chevalerie :

La chevalerie s'épanouit tout particulièrement au cours du XIIIe siècle
dans toute l'Europe Occidentale.
C'est aussi l'époque où l'image du chevalier modèle paré de toutes les vertus
propres à la chevalerie se développe beaucoup grâce aux nombreux écrivains
et poètes qui glorifient dans leurs textes les valeurs chevaleresques.
Ainsi se dégagent des figures emblématiques tel que Guillaume le Maréchal au XIIe siècle,
Ulrich von Liechtenstein au XIIIe siècle ou encore Bertrand du Guesclin et
Geoffroy de Charny au XIVe siècle.
Ces chevaliers incarnent des valeurs communes, des comportements et
des mentalités caractéristiques de la chevalerie, à savoir la valeur guerrière,
l'audace, la soif de gloire, le souci de la réputation, le sens de l'honneur, le respect
des promesses et de l'engagement personnel mais aussi la largesse, la prouesse,
la courtoisie.
Cette dernière vertu est devenue progressivement indissociable de la chevalerie.
Les Chevaliers de la Table Ronde jouèrent un rôle majeur sur les mentalités
des chevaliers qui les considèrent comme les modèles par excellence de la chevalerie.
Par conséquent, ils sont pris pour exemples et imités dans leurs exploits.
Guillaume le Maréchal fait ici figure de chevalier exemplaire.
Son ascension fulgurante malgré son origine modeste, ses nombreuses victoires
lors des tournois le firent désigner comme "le meilleur chevalier du monde".
Les chansons de gestes qui deviennent très populaires aux XIIe et XIIIe siècles
glorifient les chevaliers et les élèvent au niveau de héros.
L'Église, quant à elle, utilise ces chansons pour promouvoir et cautionner
la Guerre sainte contre les musulmans.
On a ainsi les histoires épiques des chevaliers de la Croix, futurs Croisés,
qui luttent contre les infidèles installés à Jérusalem.
Le lien féodal entre le chevalier et le seigneur est également très présent dans les
chansons de geste.
Le service vassalique est au cœur des devoirs chevaleresques.
La largesse est l'une des autres vertus que se doit d'exercer un chevalier.
Elle est considérée comme venant d'en haut, autrement dit une valeur aristocratique
et même royale à l'origine.
Elle consiste pour le chevalier à redistribuer des richesses de toutes sortes, à faire
des dons de chevaux, d'étoffes précieuses par exemple.
Le chevalier se doit d'être généreux.
Cet idéal s'oppose à la bourgeoisie qui, obtenant de plus en plus de pouvoir au
cours des XIIIe et XIVe siècles et se rapprochant des rois, est vue comme un adversaire,
un concurrent pour la chevalerie.
Une des aspirations du chevalier était de se marier avec une riche héritière
car cela signifiait pour lui l'accès à des terres, un domaine foncier mais aussi à
la société aristocratique.
Par le mariage, le chevalier pouvait en effet espérer "se mettre à son compte".

Guillaume le Maréchal
Conte de Pembrooke
 
1144-1219 
Chevalier historique
Angleterre France 
Guillaume, issu d'un modeste lignage fut champion de tournois jusqu'à quarante ans. Il a servi fidèlement les Plantagenêts : Henri II, son fils aîné Henri le Jeune et les cadets Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre. En récompense, on lui a donné pour femme l'un des plus beaux partis d'Angleterre. Il a combattu Philippe Auguste et c'est à soixante-treize ans, comme Régent d'Angleterre du jeune Henri III, qu'il a remporté contre le futur Louis VIII la bataille de Lincoln en 1217, qui obligea les Français à conclure la paix et à évacuer l'Angleterre. Apprenant la mort de Guillaume dans la tradition des Croisés, Philippe Auguste et ses barons le proclamèrent " le meilleur des chevaliers "






 

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MessagePosté le: Dim 27 Fév - 17:34 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

Comment devient-on chevalier ?





L'adolescent, le bachelier, fils de chevalier, accède lui-même à ce titre
et à cet état après un apprentissage et une cérémonie appelée adoubement.


  • Avant l’adoubement :
       vers l’âge de sept ans, il est placé chez un seigneur qui sera son parrain.
      
Il y gravit tous les degrés de l'éducation qui vise à en faire un guerrier :  


        galopin (il nettoie l’écurie),
        page (il s’occupe des chevaux, est au service de la dame du château,
        suit un entrainement équestre, apprend à chasser)
        et enfin écuyer, damoiseau (il aide les chevaliers au tournoi et à la guerre,
        et il a l'immense privilège de lui porter son écu).






Enluminure du XIV ou XVe siècle
représentant l'adoubement



      Vers 17-21 ans, il passe l’adoubement cérémonie officielle à laquelle
      de 
nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer
      un homme
comme chevalier du roi.


      L'adoubement était une cérémonie qui marque le passage de

      l'état d'écuyer à celui de chevalier.



Cette cérémonie a lieu en général en septembre ou en octobre.
La nuit précédent son adoubement, le chevalier passe une nuit de
prière dans une chapelle en compagnie de son parrain,
revêtu d'une tunique blanche, avec une croix rouge, le blanc
symbolisant la clarté et le rouge symbolisant le sang que le chevalier
est prêt à verser.
Puis le seigneur organise une fête dans son château, à laquelle
les vassaux du roi sont conviés.
Au fond du château, sur une estrade, le bachelier était prêt à se faire
adouber chevalier.
Agenouillé, le bachelier prête à haute voix le serment des chevaliers,
une main sur l'Évangile ; ses armes de chevalier lui sont ensuite remises
par son seigneur et parrain, bénites par l'Église qui encadre la cérémonie.
Une fois revêtu de son équipement, il s'agenouille à nouveau pour
recevoir l'accolade.






L'accolade


Après la cérémonie : on organise des tournois auxquels se joignent
les chevaliers
adoubés et les vassaux du seigneur et des banquets
pour célébrer l'occasion.
La cérémonie de l'adoubement confère à celui qui le reçoit
un pouvoir principalement militaire puisqu'il obtient le droit de ban
(rassemblement de l'ost, autrement dit de l'armée)
et judiciaire puisqu'il accède à la fonction de gouvernement
des hommes soumis à sa juridiction, à son pouvoir.

L'Église a aussi voulu donner une portée idéologique à cette
cérémonie sans toutefois y parvenir pleinement.
L'adoubement assure l'admission dans la militia,
c'est-à-dire la chevalerie.
La remise des armes a une importance majeure car elle signifie
pour le chevalier certains devoirs et fonctions à respecter.
En effet, la remise de l'épée signifie pour le chevalier l'exercice
de la force armée, à savoir le maintien de la paix et de l'ordre public
mais aussi le soutien et la protection de l'Église et des faibles,
la fonction religieuse tenant une place centrale dans l'exercice
des fonctions du chevalier.
Enfin, être chevalier, c'est aussi défendre le royaume contre
les ennemis extérieurs, souvent assimilés aux païens.
Ce caractère religieux de l'adoubement est très prononcé.
Les chevaliers ainsi que leurs armes sont bénis par les ecclésiastiques.
Les rites de l'adoubement tiennent également un caractère religieux,
par exemple la veillée de prières qui précède la cérémonie ou
encore un bain rituel.
En résumé, les chevaliers sont au service de Dieu, de leur seigneur et
de leur roi.
À cette idéologie morale s'ajoute une tonalité nobiliaire.
En effet, en devenant chevalier, on entre dans un ordre plus élevé,
proche de l'aristocratie.
De fait, le chevalier tend à s'élever dans la société et à se
rapprocher de la noblesse et donc à s'éloigner du bas peuple.
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MessagePosté le: Lun 28 Fév - 10:24 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

    
    
Le genre de vie du chevalier :

  • Un soldat au service d’un seigneur
Le chevalier est un professionnel de la guerre ;
il est propriétaire d'armes offensives et défensives 
qu'il lui faut souvent remplacer après un combat.
Il doit donc gagner de l'argent.




  • Les tournois : une manière de gagner de l'argent
et de s'amuser Les guerres au Moyen Âge ne sont pas si fréquentes.
De plus, on ne se bat pas l'hiver, ni pendant les périodes saintes
(Avent, Carême).
L'Église a défini depuis la fin du Xe siècle des paix de Dieu et
des trêves de Dieu pour limiter les guerres.
Le tournoi est donc une occasion de remporter une rançon,
de confisquer chevaux et armes des chevaliers vaincus.
Il est aussi une façon de ne pas perdre la main pendant
les périodes sans combat et de se distinguer auprès d'une dame.
Les chevaliers aiment les tournois car ils s'y amusent
et se sentent dignes d'y mourir l'épée à la main.



Le chevalier vit souvent au château
et doit être fidèle à son seigneur,
lorsqu'il est vassal.
Néanmoins, il ne faut pas confondre vassal et chevalier.

 






Chevalier teutonique au XIVe siècle





Chevalier français au XIVe siècle
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MessagePosté le: Mer 2 Mar - 15:23 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
Les devoirs du chevalier :

La courtoisie est d'abord l'ensemble des qualités du noble,
le comportement élégant d'un chevalier ;
puis vers 1150, la courtoisie se charge d’une dimension amoureuse,
incarnée dans le personnage de Lancelot.


L'amour courtois est chanté par les troubadours et les trouvères.


Au service de l’Église : le chevalier doit mettre son épée au service
du pape (croisades) et des faibles : il devient alors
chevalier du Christ (Miles Christi)
Les qualités de chevalier idéal sont la sagesse, la prouesse,
la générosité et la fidélité.
Cependant, ces devoirs sont secondaires par rapport aux devoirs
envers le suzerain.
Ses « vertus » sont idéalisées par la littérature courtoise au service
d'une classe, l'aristocratie, une forme de gouvernement dans laquelle
le pouvoir est officiellement détenu par une élite
(parfois par une caste, une classe, une famille, voire quelques individus).
Le chevalier est avant tout un homme d'armes,
un homme de guerre, de prouesse.

Au Moyen Âge, la noblesse doit justifier l'ascendance divine
de son pouvoir par une conduite irréprochable.

Son rôle est la protection des terres et l'exercice de la justice,
et il a un devoir d'équité.
En particulier, à la guerre il faut se battre héroïquement,
au corps à corps.
Le combat est proscrit le dimanche et la fuite entraîne
une déconsidération profonde.

Ainsi les revers militaires de Jean sans Terre contre Philippe Auguste
entraînèrent la promulgation de la grande Charte en 1215
(qui instaurait une monarchie contrôlée par un parlement de barons).

Une mésaventure similaire faillit arriver aux Valois en 1357
après les désastres de Crécy (1346) et Poitiers (1356):
Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, fut à deux doigts
de réussir à imposer une monarchie contrôlée par la grande ordonnance,
votée le 28 décembre 1355 et promulguée le 3 mars 1357.



 

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MessagePosté le: Ven 4 Mar - 17:25 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

   
   
L'équipement du chevalier :

L’équipement étant aussi lourd que coûteux,
les chevaliers ne pouvaient enfiler leur armure tout seuls,
et le prix de l’équipement était à lui seul un obstacle de taille
à l’époque où tout le monde pouvait devenir chevalier.
Vers le XIVe siècle, chaque pièce de l’équipement a commencé
à avoir une valeur symbolique :

       Les heaumes (casques): l'espérance, l'intelligence, la pudeur.
       Les cuirasses (plastrons): la prudence, la piété,
la protection contre le vice et l'erreur.
       Les gantelets : la justice, la science, le discernement, l'honneur.
       Les épées, forgées durant plusieurs semaines par un forgeron du château :
la force, la puissance et le sacrifice, la destructrice du Mal,
de l’injustice et de l’ignorance, la constructrice -
quand elle maintient la paix de Dieu et répartit la justice -,
le lien du Ciel et de la Terre (car elle est le symbole polaire et axial)
et de beaucoup d’autres encore.


       Les écus (boucliers) : la foi, le conseil, la protection contre l'orgueil,
la débauche et l'hérésie.

       La lance : la charité, la sagesse, la droite vérité.


Les pièces qui forment l'armure complète sont agencées avec habileté.

Le poids de l'armure atteint 20 à 25 kg, ce qui correspond au poids moyen
de l'équipement porté par les soldats de toutes les époques.

Il y a une quinzaine de pièces principales et une centaine au total.

La qualité de la monture jouait aussi un rôle important car, démonté,
un chevalier équipé se déplaçait plus lentement et perdait une grande
partie de la force d'impact de la charge.
Cependant il n'est pas rare que par choix stratégique au cours d'une bataille
les chevaliers chargeaient à pied.





   

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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 16:00 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

Protections de la tête et du tronc :


casque : protection de la tête : casque corinthien (Grèce antique),
heaume, barbute, salade, bourguignotte, cabasset, morion,
bassinet, chapel, cervelière, armet.




Barbute







Salade (fin XVe)







Bassinet







Armet classique







Armet florentin







Armet à visière double
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MessagePosté le: Lun 7 Mar - 09:59 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
Gorgerin : protection du cou, ou bavière : protection du cou et du menton ;




Gorgerin sans et avec spalière (protection d'épaule)






Bavière
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MessagePosté le: Mar 8 Mar - 17:52 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
Cuirasse : coque métallique se composant d'un plastron (torse) et d'une dossière (dos) ;  
 
  
 
 
 
 
Haubert : cotte de mailles ;  
 
 
  
 
 
 
 
Brigandine : protection constituée de plaques rivetées sur du cuir ou un tissu épais.


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MessagePosté le: Mer 9 Mar - 14:55 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
Protections des membres supérieurs :

Spalière : protection de l'épaule ;



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MessagePosté le: Jeu 10 Mar - 09:36 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

Rondelle : protection et décoration fixée sur la spalière ;






Canon d'arrière-bras : protection du biceps ;



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MessagePosté le: Sam 12 Mar - 13:24 (2011)    Sujet du message: Chevalerie Répondre en citant

 
 
Cubitière : protection du coude ;






Canon d'avant-bras : protection de l'avant bras ;







Gantelet : gant métallique.



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:40 (2017)    Sujet du message: Chevalerie

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