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Pirates et Corsaires
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MessagePosté le: Lun 25 Oct - 15:54 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

Flibustiers :
Les flibustiers étaient des aventuriers qui, aux XVIe et XVIIe siècles,
écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique.
L’âge d’or de la flibuste se situe avant les années 1680.
Le mot apparaît à la fin du XVIIe siècle (Furetière, 1690),
mais il est usité depuis Dutertre en 1667.
Il était interdit de se battre à bord entre flibustiers.
Si une querelle éclatait, au premier débarquement un combat singulier
avait lieu devant les autres, les adversaires tiraient d'abord l'un sur l'autre
et s'ils se manquaient s'attaquaient à l'épée.
La première blessure terminait le duel.


Boucaniers :
Il s'agit d'aventuriers français, normands, qui vers la fin du XVIe siècle,
allèrent s'établir dans l'île de Saint-Domingue (Espagnol) et y vécurent
longtemps en chassant des bœufs sauvages dont ils préparaient la peau pour
la vendre en Europe.
Suite à la raréfaction du gibier dans les îles, ils formèrent des établissements
et se livrèrent à la piraterie.
La France les reconnut et leur envoya un gouverneur en 1665.


Pirates :
Un pirate est une personne qui pratique la piraterie,
pratique qui a pour objet l'attaque d'une embarcation dans le but de voler
son chargement et parfois le bateau tout entier.
Mais, les pirates ne se limitaient pas seulement aux autres bateaux et
attaquaient les petites villes côtières.
La piraterie maritime connut son apogée durant le XVIIIe siècle.
Il y a eut environ 5000 pirates aux Caraïbes entre 1716 et 1726
S'il est pris, on le pend haut et court : Haut pour que tout le monde le voit,
et court pour économiser de la corde !


Corsaires :
Un corsaire attaque tout navire battant pavillon d'États ennemis et
particulièrement son trafic marchand.
Autorisé par une lettre de marque (ou lettre de course) : reconnue par
convention et évitait au corsaire d'être accusé de piraterie passible de la
peine de mort, capturés, ils ont droit au statut de prisonniers de guerre.
Ils exercent leur activité uniquement en temps de guerre.
Ils utilisaient souvent des navires de petite taille, rapides et discrets
pour exécuter des abordages en mer par surprise, rarement par force.
Sept nations se sont entendues dans la déclaration de Paris de 1856 pour
abandonner l'usage des lettres de marque, mais les États-Unis et l'Espagne
se réservent explicitement le droit, par leur constitution, d'y avoir encore recours.




  
  
  
      

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MessagePosté le: Lun 25 Oct - 15:54 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 28 Oct - 20:21 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

Voici une liste par ordre alphabétique des principaux pirates et corsaires
avec une petite biographie et parfois une gravure pour les représenter.
vous serez peut être surpris d'y rencontrer plusieurs femmes.
il sera précisé pour chacun s'il s'agit d'un(e) pirate, flibustier ou corsaire.


ALBARADE (d’) Jean : (1743 - 1819)
Corsaire Basque.
Il devint ministre de la Marine en 1794.
Condamné par la cour martiale de Lorient, le 12 septembre 1798 (26 fructidor an VI),
en raison de l’incendie de son bateau le 14 juillet de la même année.

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MessagePosté le: Ven 29 Oct - 16:44 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

ALEXANDRE dit Bras de fer :

Flibustier catalan.
La Terreur des Espagnols.
Dépeint comme beau de visage et vigoureux de corps.
Son bateau était Le Phoenix.
Vers 1667, en partance de l'Île de la Tortue il arraisonna un galion espagnol
en le prenant en chasse avec une grande chaloupe et l'aborda avec ses 28 hommes.
Les espagnols furent surpris et désemparés, les flibustiers se battirent tels
des démons étant surarmés et déterminés.
Il demanda au chirurgien de crever le fond de l'embarcation,
ce qui obligea les flibustiers à vaincre ou mourir.

Il doit son surnom à la force de son poignet.

Certains historiens pensent que ce personnage est une pure fiction.

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MessagePosté le: Sam 30 Oct - 14:49 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
ALVIDA (La Terrible) : vers 1000Pirate.
Elle sévit durant des années dans les mers du nord.
Alvida était la fille de Synardus, roi de Gotland.
Ses parents la gardaient enfermée dans sa chambre et
avaient mis 2 serpents venimeux dans sa chambre
pour éloigner les plus ardents prétendants.
Alf Prince du Danemark insista tout de même mais refusant ce mariage,
elle prit la mer à la tête d'un équipage composé uniquement de femmes.
Commençant à terroriser la côte Baltique, elle rencontra un équipage de
pirates qui avaient perdu leur Capitaine.
Impressionnés par ses compétences ils l'élirent à l'unanimité comme leur chef.
Son nouvel équipage étant impitoyable, elle devint une nuisance pour
les commerçants et son ancien prétendant porta la problématique
des pirates à la justice.
Dans le golfe de Finlande elle fut rattrapée et battue par Alf.
L'équipage succomba et Avilda fut emprisonnée.
Elle portait un casque couvrant et ce n'est que lorsqu'il fut enlevé que
le Prince réalisa qui était le fléau de la mer qu'il avait combattu.
Elle fut tellement impressionnée par la façon dont il avait mené la bataille
qu'ils furent mariés sur place.
Ils partagèrent son butin et elle devint Reine du Danemark.
Ils eurent une fille qui fut nommé Gurith.
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MessagePosté le: Dim 31 Oct - 11:09 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
ANGENAUD Guillaume-Marie : 22 déc 1776 - 1833

Capitaine corsaire né à Saint Malo.
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MessagePosté le: Lun 1 Nov - 10:16 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
ANGO Jean : 1480 - 1551 




Pirate français du 16ème siècle, né à Dieppe.
Armateur, mécène et explorateur.
 Associé aux marchands de Crieux, il se lance dans le commerce des épices
 au Nyambe-Tanda et dans l'Empire du Croissant.
Cette entreprise lui permet de s'enrichir énormément.
 





Manoir J Ango à Varrengevile près de Dieppe





Tenant cour princière en son manoir, finançant des voyages d'exploration
 en Amérique, à Sumatra (Brésil), déclarant la guerre, à titre privé,
au royaume du Portugal, bloquant le port de Lisbonne avec sa flotte,
jusqu'à faire céder le monarque.
Nommé vicomte de Crieux en 1521.
 En 1537, il intercepte l'amiral Nùñez au large des Canaries, capture neuf navires
 chargés d'argent, tandis que ses équipages pillent La Yaguana, Puerto Hermoso,
Ocoa, La Havane, et que trois de ses unités enlèvent deux galions chargés
de l'or du Pérou.

 



Gravure représentant J Ango avec François 1ier


Il se ruinera par la suite en aidant le roi de Montaigne à armer une flotte
 pour envahir l'Avalon (le projet n'aboutira jamais).
Il meurt presque ruiné.


 

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MessagePosté le: Mar 2 Nov - 14:02 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

ANSTIS  Thomas: (1691 – 1723)








Thomas Anstis est un pirate du XVIIIème siècle.
Il commence sa carrière de pirate en 1717 et sert sous les ordres du Capitaine Howell Davis,
puis du Capitaine Bartholomew Roberts avant de s'établir à son compte.
Il s'attaque alors aux navires qu'il croise près de la côte Est des colonies américaines,
ainsi que dans les Caraïbes.
Thomas Anstis apparaît pour la première fois dans le livre de bord d'un sloop : le Buck,
parti du port de Providence (Rhode Island) en 1718.
Durant ce voyage, Anstis se mutine avec 6 autres marins, révélant ainsi leur intention
de devenir pirates.
Howell Davis est élu capitaine.
A sa mort, Bartholomew Roberts devient à son tour capitaine et donne à Anstis
le commandement d'une brigantine : le Good Fortune.
En mai 1721, Bartholomew Roberts met le cap sur l'Afrique,
mais Antsis profite de la nuit pour lui fausser compagnie et emmène le Good Fortune
vers les Caraïbes.
Entre Hispaniola et la Jamaïque, il capture et pille deux navires.
Sur l'un deux, l'Irwin, l'équipage d'Anstis aurait violé puis tué une femme.
Ce serait aussi à partir de ce moment qu'ils décident de ne plus caréner leur navire.
Anstis met ensuite le cap sur les Bermudes et croise la course d'un navire,
le HMS Morning Star, parti de Guinée et se dirigeant vers la Caroline
(province devenue aujourd'hui Caroline du Nord et Caroline du Sud).
Après sa capture, le navire est équipé de 32 canons et placé sous le commandement
du canonier John Fenn.
Anstis préfère rester aux commandes du Good Fortune, plus petit mais plus maniable.
Les deux navires continuent de naviguer à proximité des colonies jusqu'à ce que des
altercations éclatent parmi l'équipage.
Certains membres demandent alors à George Ier de Grande-Bretagne de les grâcier,
prétextant qu'ils ont été contraints par Roberts et Anstis à se joindre à l'équipage.
Continuant de naviguer au large de Cuba, l'équipage attend la réponse du gouvernement
britannique pendant 9 mois.
En août 1722, ils sont informés que leur demande de grâce est refusée et que le roi a
envoyé l'Amiral Sir John Flowers à leur poursuite.
Ils se dirigent alors vers l'île de Grand Cayman où ils trouvent le Morning Star échoué.
Alors qu'ils procèdent au sauvetage de l'équipage, ils sont surpris par le HMS Hector et le
HMS Adventure, commandés par l'Amiral Flowers.
Anstis est contraint de couper le câble de son ancre et de s'enfuir.
Il parvient à échapper à ses poursuivant grâce à un vent qui lui est favorable.
Il a tout de même perdu plus de 40 hommes, la plupart ayant été capturés sur le sol de
l'île de Grand Cayman lors d'un raid orchestré par l'Amiral Flowers.
Anstis et Fenn se réfugient dans le golfe du Honduras afin de réparer leurs navires.
Ils capturent quelques navires en route, renforçant leur équipage avec les prisonniers.
Vers décembre 1722, ils mettent le cap vers les Bahamas.
Ils capturent le sloop Antelope, qu'Antis prend sous son commandement, et un navire
armé de 24 canons, qu'il confie à Fenn.
Anstis et Fenn jettent l'ancre à Tobago en avril 1723 afin de procéder à l'entretien et
aux réparations des navires.
Ils sont de nouveau surpris par l'Amiral Flowers, commandant alors le HMS Winchelsey.
Anstis parvient à s'échapper de nouveau à bord du Good Fortune,
mais les autres pirates sont contraints à incendier leurs navires et fuir vers l'intérieur des terres.
Les marins du HMS Winchelsey parviennent à les rattraper et les capturer.
Anstis est sauf mais a essuyé de nombreuses pertes.
Son équipage découragé se mutine et le tue dans son sommeil.
Ils font prisonniers tous ceux qui étaient restés fidèles à leur capitaine.
Ils se rendent aux autorités néerlandaises à Curaçao, où ils sont grâciés et les prisonniers pendus.
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 11:02 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
AVERY John Henry (Long Ben): 1653 - 17?





Pirate de l'océan indien. Il devint pirate vers ses 40 ans.
Né près de Plymouth (Angleterre) dans une famille de marin.
 Décrit comme un homme de taille moyenne, avec une tendance à
l'embonpoint et un teint haut en couleur. 
Alors qu'il est second à bord du Duke, il rentre dans les bonnes grâces
de l'équipage et prépare une mutinerie afin de s'emparer du navire
et aller chercher fortune dans l'Océan Indien.
Alors que le Duke était à l'ancre à La Corogne et le capitaine ivre dans sa cabine,
ils se rendirent maître du navire.
Ils quittèrent le port sans que personne ne le remarque et débarquèrent
le capitaine et quelques hommes lui  étant resté fidèle à bord d'une chaloupe. 
En 1694, il s'empara du Charles II et le rebaptisa le Fancy.
En 1695, sur la mer Rouge, il s'empara d'un trésor si extraordinaire qu'il
apparaît comme un véritable héros aux marins sans emploi et aux pauvres
hères d'Angleterre et des colonies.
Sa fortune aurait été évaluée à 325 000 livres de l'époque (environ 45 millions d'euros).
Avery fit ensuite route vers les Amériques et accosta aux Bahamas.
Après avoir tenté sans succès de s'installer en Nouvelle Angleterre
il résolut avec quelques hommes de retourner en Irlande.
A Bristol il contacta des marchands qui devaient se charger d'écouler
les pierres précieuses.
Il leur confia sa fortune et reçu une petite somme d'argent.
Il ne put jamais obtenir autre chose.
Les marchands le menacèrent de le dénoncer s'il insistait pour avoir plus.
Il retourna en Irlande où il mourut de faim et de misère dans la rue,
alors que tout le monde le croyait à la tête de fabuleuses richesses dans son
 royaume de Madagascar.
La légende le fait épouser la fille du Grand Moghol et devenir roi de Marak'Pinga.

 

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MessagePosté le: Jeu 4 Nov - 20:37 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

BARBEROUSSE Khizir Khaïr Eddin Pacha (1467- 4 juil 1546) :







Pirates Turcs, ils sont 4 frères nés dans l'île de Lesbos à Mytilène,
d'un Albanais (Yacoub Reïs, potier à Mytilène) converti à l'islam :
 Aroudj, Elias, Ishac et Khizir.
Les 2 derniers sont potiers comme leur père.
Ils aidèrent à l'incontestable domination turque en Méditerranée
qui subsista jusqu'à la bataille de Lépante (1571) où la flotte ottomane
fut anéantie par celle de Venise et de l'Espagne.
Leur nom vient de la barbe rousse que porte Aroudj. 
Personne, de peur d'avoir la gorge tranchée, n'ose évoquer la couleur
de sa barbe ou de ses cheveux.
Aroudj est marin et est capturé puis esclave à Rhodes.
Khizir rassemble une grosse somme d'argent pour racheter son frère,
mais ce dernier parvient à s'évader et Khizir revient à son métier de potier
En 1512, le roi berbère de Bougie appelle à l'aide les frères Barberousse.
Il veut récupérer la ville dont l'ont chassé les Espagnols.
En 1516, c'est au tour du roi d'Alger d'appeler à l'aide les frères Barberousse.
Il s'inquiète de la menace que représente la forteresse espagnole du Peñon.
Aroudj exécute le roi d'Alger dans son bain et pourchasse ses fidèles.
Le 21 mai 1529, les janissaires turcs de Barberousse s'emparent de
la puissante forteresse espagnole et le pirate fait exécuter le gouverneur
de la forteresse.
Il devient le maître tout-puissant de la ville d'Alger et de ses environs immédiats.
Khizir devient le régent d’Alger, pendant que son frère conquiert l’Ouest de l’Algérie.
Après la défaite de son frère, en 1533, il s’allie à l'Empire ottoman et
 fait allégeance au sultan Sélim Ier qui lui donne le titre de pacha et le
 nomme grand amiral de la flotte ottomane, avec une troupe de
2 000 hommes munis d'artillerie et 4 000 volontaires ayant le statut de janissaires.
En 1537, une de ses expéditions victorieuse enleva les Cyclades aux
Vénitiens et les donna à l'Empire Ottoman.
Le sultan l'appelle à Istanbul pour diriger les opérations contre Charles Quint.
En 1543, il participe à la prise de Nice.
De retour à Istanbul, il y reste jusqu'à sa mort en 1546.
Il fut enterré au bord de la mer, dans un mausolée situé au quartier
Beşiktaş, ancien port d'attache de la marine ottomane, sur la rive
européenne du Bosphore.
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MessagePosté le: Ven 5 Nov - 10:21 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant



BART Jean : 21 octobre 1650 – 27 avril 1702




Corsaire Dunkerquois qui travaillait pour le compte de Louis XIV
(né anglais car Dunkerque ne fut racheté par la France que le 2 décembre 1662).
Il embarque à 12 ans et commande Le Roi David,
galiote armée de deux canons, à 24 ans.
Le 3 février 1676, il épouse Nicole Goutier agée de 16 ans,
ils auront 4 enfants (François-Cornil, Anne-Nicole, Jeanne-Nicole
et un enfant mort-né)
Il se fait remarquer du roi et de Colbert et devient, le 8 janvier1679,
Lieutenant de vaisseau de la marine royale.
Le 14 août 1686, il est nommé capitaine de frégate de la marine royale,
et commande La Serpente, frégate de 24 canons.
Le 13 octobre 1689, il épouse en secondes noces Jacqueline Tugghe,
fille d'Ignace Tugghe.
Ils auront 10 enfants (Jeanne-Marie, Magdeleine Françoise, Jean-Louis, Paul,
Nicaise-Françoise, Magdeleine-Marie, Antoine, Marie-Françoise et Marie).
Peu survécurent au delà de quelques jours/mois.
Cette même année, capturé par les anglais, il s’échappe alors que la France
était prête à payer la rançon demandée.
En 1691 Louis XIV invite Jean Bart à la cour de Versailles afin d'honorer
ses victoires maritimes.
En 1694, au large de Texel, il s'empare de plus de cent navires hollandais
chargés de blé.
La nouvelle de cette capture fait chuter les prix !
Il sauva la France en lui donnant du pain et pour cet exploit, le 19 avril,
 il reçoit des mains de Louis XIV, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.
Le 1er avril 1697, il est nommé chef d'escadre de la province de Flandre.
Il meurt à cinquante-deux ans, d'une maladie contractée sur terre : une Pleurésie.
Son tombeau se trouve en l'Eglise Saint Eloi à Dunkerque.
Il laisse le souvenir d'un navigateur hors pair et d'un valeureux combattant.
En 1845 la ville de Dunkerque lui érige une statue.
En 1945 sa statue trôna seule au milieu d'un champ de ruines !
Il obtint ainsi le statut quasi divin de protecteur de la cité.



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MessagePosté le: Sam 6 Nov - 10:46 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
BARTON Andrew 1452 – 2 août 1511 :Corsaire.

 Sir Andrew Barton (né en 1452 à Glasgow, mort en 1511),
Grand Amiral d'Écosse.
Issu d'une famille de la noblesse anglaise anoblie en 1237,
installée en Écosse depuis deux générations, Andrew Barton reçoit
une éducation traditionnelle et entre à l'école militaire d'Edimbourg en 1468.
Il sort en 1472 et entame alors un voyage vers la péninsule ibérique,
 et s'installe temporairement à Porto.
C'est là qu'il côtoie les milieux aisés portugais, et il se lie alors
avec les milieux marins. Cette période sombre de sa vie est méconnue,
on sait toutefois qu'il regagne Édimbourg en 1478,
où il obtient le cachet de la couronne pour devenir corsaire.
Il jette alors son dévolu sur l'Andalousie, et pille les navires
marchands à bord de bateaux pirates.
Il était grand amateur, et fin connaisseur de géographie, et on lui doit
l'établissement de cartes maritimes précises de l'Angleterre.
Il décède le 18 mars 1511, atteint d'une grave maladie, et n'a pas le temps
de réaliser son projet, l'écriture de ses mémoires de corsaire.
C'est lui qui inspire le roman de Conrad Aiken, Earth Triumphant.

 

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MessagePosté le: Dim 7 Nov - 11:32 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 

Bartholomew Roberts (1682 - 10 février 1722) :














Boucanier britannique de son vrai nom John Roberts, dit Le Baronet Noir,
alias Le Portugais, était un des pirates les plus célèbres de son époque.
Né à Casnewydd-Bach, près de Haverfordwest dans le Pembrokeshire
au Pays de Galles, on raconte qu’il a mené la carrière de pirate la plus réussie
de toute l’histoire, en capturant plusieurs centaines de navires
(jusqu’à 22 navires en une seule prise) en seulement deux ans.
Ses premiers pas :
À l’âge de 37 ans, il embarque en tant que second à bord du navire Princess,
destiné au transport d’esclaves, qui sera capturé en février 1719 par le pirate
Howel Davis à Anomabu près de la Côte-d'Or (colonie britannique)
(devenue le Ghana aujourd’hui).
Six semaines après sa capture (certains parlent plutôt de 4 semaines),
la flottille de Howel Davis est prise en embuscade par le Gouverneur de l’île
de Príncipe (Île du Prince).
Au cours de la bataille, Howel Davis est lui-même tué.
Bartholomew Roberts, décrit comme un homme grand et noir, a eu le temps,
en quelques semaines, de montrer son talent et sa supériorité au combat ;
il est alors élu capitaine du bateau pirate Royal Rover par son équipage.
À cette occasion, Bartholomew Roberts aurait dit à ses hommes :


Il vaut mieux être un commandant qu’un homme normal, puisque
j’ai plongé mes mains dans l’eau boueuse et dois être un pirate.

Plus tard, il dirigera successivement le Fortune, le Royale Fortune,
et le Good Fortune.
Il subsiste cependant de nombreuses imprécisions sur le nombre de navires
qui portèrent ces noms, on pense qu’il y aurait eu un seul Fortune,
deux Royale Fortune et un seul Good Fortune.










L’âge d’or des pirates des Caraïbes



Quittant l’île de Príncipe (Île du Prince, devenue aujourd’hui Sao Tomé-et-Principe),
Bartholomew Roberts fait route avec le Royal Rover vers le Brésil.
Au cours de ce trajet, il capture un navire hollandais et coule un navire britannique
transportant des esclaves.
En septembre 1720, le Royal Rover croise la route d’un convoi de 42 navires
marchands portugais, escortés par 2 navires de combat (chacun équipé de 70 canons).
Bartholomew Roberts décide d’attaquer ce convoi et capture, entre autres,
un navire plus gros que le Royal Rover,  à bord duquel se trouve une quantité
importante de pièces d’or, d’une valeur de plus de 30 000 livres sterling.
Pendant que Bartholomew Roberts se trouve à bord d’un des autres navires capturés,
Walter Kennedy, qui était aux commandes en l’absence de son capitaine,
s’enfuit avec ce navire chargé d’or et le Royal Rover.  
Bartholomew Roberts donne alors au sloop sur lequel il se trouve le nom de
Fortune, pille 4 autres navires et doit s’enfuir avec ce qui restait de
son équipage pour échapper à un navire britannique lancé à leur poursuite.
En juin 1720, Bartholomew Roberts écume les côtes du Nouveau Monde,
capturant 26 sloops et 150 bateaux de pêche et détruisant de nombreuses
constructions et machines.
Il capture également une galère possédant 18 canons et l’échange
contre un navire français possédant 28 canons, qu’il aurait renommé Royal Fortune.
Bartholomew Roberts continue ensuite sa route vers le sud et pille au moins
une douzaine de navires marchands britanniques.
En septembre 1720, Bartholomew Roberts atteint les Antilles où il attaque
le port de Saint Kitts.
Il y capture un navire et en coule deux autres.
Il quitte le port et tente d’y retourner le lendemain, mais des tirs de canons
endommagent le Royal Fortune et plusieurs autres navires, les forçant à se
rendre à Saint-Barthélemy afin d’y être réparés.
En octobre 1720, il repart à l’attaque de Saint Kitts, où il pillera 15 navires
britanniques et français.








À l’assaut de la Martinique :


En janvier 1721, Bartholomew Roberts ajoute à sa flotte un navire hollandais
destiné au transport d’esclaves.
Il l’utilise pour tromper les habitants de la Martinique : il passe sans encombre
à proximité des ports martiniquais, signalant aux Français son intention d’aller
à Sainte-Lucie pour y faire du commerce d’esclaves.
Installé incognito à Sainte-Lucie, Bartholomew Roberts n’a plus qu’à attendre
ses proies : il capture et détruit ainsi 14 navires français.
Les prisonniers sont férocement torturés, certains sont tués.
L’un des navires, un brigantin, devient alors le navire amiral de la flottille,
Bartholomew Roberts le baptise Good Fortune.
Il capture ensuite un bâtiment de guerre français, armé de 52 canons,
à bord duquel se trouve le Gouverneur de la Martinique.
Après avoir pendu le Gouverneur, Bartholomew Roberts décide de garder
son navire et le renomme Royal Fortune.
Il conserve alors 3 navires dans sa flotte : le Fortune, le Royal Fortune,
et le Good Fortune.
C’est à ce moment qu’il arrêta brutalement d’écumer la côte de la
Nouvelle-Espagne, après avoir passé plus d’un an dans les Caraïbes
infestées par la Royal Navy.
Il traverse l’Atlantique afin de vendre ses marchandises de contrebande et
piller la côte africaine.




Le pillage des côtes africaines :




En avril 1721, Bartholomew Roberts devient plus tyrannique envers son équipage.
Durant son trajet vers l’Afrique, le Good Fortune est volé par Thomas Anstis,
qui le dirigeait alors.
En juin 1721, Bartholomew Roberts atteint l’Afrique où il capture 4 navires
(il n’en gardera qu’un seul, qu’il nommera le Ranger).
Il met le cap vers le Libéria où il capture le Onslow , navire de la Compagnie royale d'Afrique.
Ce navire avait à bord une cargaison d’une valeur de 9 000 livres sterling,
Bartholomew Roberts décide de l’utiliser à la place du Royal Fortune.
Il prend ensuite pour cible la Côte d'Ivoire, où il capture au moins 6 navires et leur cargaison.
Le 11 juin 1721, Bartholomew Roberts capture 11 navires transportant des esclaves,
il demandera une rançon de 8 livres de poudre d’or par navire.
Le capitaine de l’un des navires refuse de payer le tribut, Bartholomew Roberts
coule son navire et tout ce qu’il transporte à bord (équipage et esclaves inclus).
Il ajoute alors un nouveau navire à sa flotte : un bâtiment de guerre français,
armé de 32 canons, qu’il renomme le Great Ranger.
Il devient alors une menace pour les compagnies de commerce britanniques,
qui lancent plusieurs chasseurs de pirates à sa poursuite, dont l’Hirondelle,
un navire de guerre envoyé en Afrique occidentale par la couronne britannique
à la poursuite des pirates, commandé par Chaloner Ogle


La dernière bataille :



Sa carrière de capitaine pirate s’arrête brutalement en février 1722
près du Cap Lopez, au Gabon.
Le 5 février 1722, un bâtiment de guerre britannique, l’Hirondelle attaque la
flotte de Bartholomew Roberts.
À ce moment, les avis sur la fin de l’aventure divergent.
Certains pensent que Bartholomew Roberts aurait confondu l’Hirondelle
avec un navire marchand portugais et décide de l’attaquer.
D’autres racontent que Chaloner Ogle aurait trouvé la flotte de
Bartholomew Roberts ancrée sur la côte, la plupart des hommes saouls
après avoir fêté une victoire de la veille ; Bartholomew Roberts aurait
alors foncé avec le Royal Fortune en direction de l’Hirondelle,
tentant ainsi de le prendre de vitesse avec l’aide du vent.
Dans un cas comme dans l’autre, la fin de l’histoire est la même.
Arrivé à portée de tir, les canons du Swallow tirent une salve,
le Royal Fortune riposte.
Bartholomew Roberts est tué dès la première et dernière salve :
une volée de chaînes tirée d’un canon lui brise les os du cou.
Avant qu’il n’ait pu être emporté par Chaloner Ogle, le corps de
Bartholomew Roberts est jeté par-dessus bord, conformément à son
souhait de reposer dans la mer à tout jamais.
Son équipage tente désespérément de prendre la fuite mais sera vite rattrapé
et faits prisonniers : ils ne peuvent plus naviguer tellement les mâts et
les voiles de leurs navires sont endommagés.
Ils seront jugés à Cape Coast, au Ghana.
74 hommes sont acquittés, 70 pirates noirs retournent à l’esclavage,
54 pirates sont pendus et 37 sont condamnés à des peines plus légères.
Peu de temps après ces événements, ce fut la fin de l’âge d’or de la piraterie.


Le mystère reste entier :Bartholomew Roberts n’était pas un pirate ordinaire.
Voici quelques faits uniques à son sujet :

          Il était toujours bien habillé.
          Il avait d’excellentes manières.
          Il ne partageait pas sa cabine avec n’importe qui et violait uniquement
             les filles de plus de 15 ans.
          Il ne buvait pas d’alcool.
          Il avait une excellente écriture manuscrite.
          Il était toujours rasé de près.
          Il aimait la musique classique et avait des musiciens à bord de son navire.
          Il avait intimé l’ordre à ses hommes de jeter son corps à la mer
             s’il mourait dans la bataille.
          Ce fut lui qui fit entrer dans l'histoire une bonne partie du fameux
             code des Pirates.


De ce fait, quelques historiens pensent que Bartholomew Roberts pourrait
avoir été une femme, par exemple il pourrait avoir été Anne Bonny après
qu’elle eut échappé à la pendaison.
Cependant cette hypothèse est peu crédible, vu le goût prononcé de
Batholomew pour les femmes et étant donné qu'Anne Bonny aurait été jugée
le 16 novembre 1720 et que le Princess (premier bateau où Bartholomew Roberts
 aurait embarqué en tant que second) aurait été capturé par Howel Davis
en février 1720.










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Dernière édition par baloo le Jeu 11 Nov - 10:46 (2010); édité 4 fois
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MessagePosté le: Dim 7 Nov - 11:52 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
BASQUE (le) Michel :





Boucanier puis flibustier

Michel Etchegorria (Michel-le-basque) était le commandant en chef
des forces de terre d'une armée.
Une armée assez peu fournie, à la vérité, puisqu'elle n'atteignait pas le
millier de combattants.
Mais elle compensait le petit nombre par la qualité, l'insuffisance
des effectifs par la bravoure, l'ardeur et l'endurance indomptable.
On était alors en plein 17ème siècle, exactement en 1666.
Tandis que les arts français florissaient, marquant l'épanouissement
du Grand-Siècle, les guerres de Louis 14 avaient des répercussions lointaines
jusqu'au Nouveau Continent où une foule d'aventuriers s'étaient exilés
pour forcer une fortune qu'ils avaient jugée inaccessible dans
les pays d'Europe.
La réputation de richesse des colonies espagnoles les avait attirés là-bas.
Des équipages avaient été constitués dans l'île de la Tortue qui leur servait
de base et d'où ils dirigeaient des expéditions sur les possessions ibériques,
les convois qui les reliaient à la métropole et les bateaux hollandais ou anglais
qui commerçaient avec elles.
Bien qu'ils opérassent le plus souvent pour leur propre compte et pour satisfaire
leur goût du lucre et de l'aventure, il arriva fréquemment que les exploits
des corsaires et autres flibustiers de la mer des Antilles secondèrent les
intérêts du roi de France, en guerre avec l'Espagne, l'Angleterre ou les
Pays-Bas.
Michel Etchegorria commença par être boucanier, c'est-à-dire qu'il se consacra
à la chasse aux boeufs et aux cochons sauvages de l'île de la Tortue ou
des îles voisines, afin d'en préparer la viande pour en faire de la conserve.
Le résultat s'obtenait en fumant et salant les quartiers, ce qui s'appelait boucaner.
D'où le nom des boucaniers.
Ils vendaient leurs provisions aux corsaires, aux pirates et même aux premiers
colons installés dans leurs parages.
Le métier payait bien.
Mais la piraterie payait mieux.
Il passa donc à la flibuste et s'associa avec un corsaire, Jean-David François Nau,
des Sablesd'Olonne, dit Nau I'Olonnais, qui avait réussi à s'emparer de six
bateaux légers et d'une frégate qu'il avait pourvus d'équipages.
Il lui amena quatre cents hommes résolus pour lancer ou soutenir les abordages
et pour combattre en débarquant.
Ils convinrent tous deux que Nau l'Olonnais commanderait sur mer et que
le Basque serait général en chef à terre.
C'est à ce moment qu'il décida de s'appeler désormais Michel-le-Basque.
Unis pour la bonne comme pour la mauvaise fortune, ils décidèrent de prendre
comme premier objectif Maracaïbo, ville espagnole de quarante mille habitants,
située sur la côte du Venezuela.
Cette agglomération importante avait une réputation de richesse qui s'était
répandue jusque sur l'île flibustière.
Une belle église, un hôpital et quatre couvents témoignaient de son degré
de développement, en ces contrées où les cités nouvelles n'étaient le plus
souvent que des forteresses abritant des comptoirs.
Les deux corsaires comptèrent sur l'effet de la surprise pour attaquer.
Ils chargèrent au petit matin et enlevèrent le fort qui défendait la place avec
une grande rapidité.
La garnison battit précipitamment en retraite jusqu'à Gibraltar, autre ville
importante de la province.
Les riches négociants s'enfuirent avec les soldats, en emportant leurs trésors,
ce qui diminua considérablement la valeur du butin.
Pratique, Michel-le-Basque fit toutefois charger ses prises sur les bateaux de
son associé, puis, après quinze jours de stationnement à Maracaïbo
(stationnement qui ne fut ni sans orgies, ni sans tumultes)
il décida d'aller prendre les trésors où ils étaient, c'est-à-dire à Gibraltar,
pour que l'expédition eût tout le profit escompté et que le coup porté à la
Couronne espagnole fût ressenti plus durement.
Les prisonniers qu'il avait pris pour guides lui avaient fait un tableau
impressionnant des défenses de la ville qu'ils prétendaient imprenable.
Confiant en son étoile, Michel décida d'attaquer quand même.
Ses hommes et lui arrivèrent à passer une première ligne de défense.
Quand il arriva en vue des secondes lignes de défense, sa troupe fut
saluée d'une décharge générale de mousqueterie et de mitraille.
Comme les assaillants avaient de l'eau jusqu'au ventre, les projectiles
passèrent trop haut.
- Courage, mes frères ! Leur cria-t-il. Il faut s'emparer de ces gens-là ou périr.
Suivez-moi et, si je tombe, ne vous arrêtez pas !
Il n'en fallait pas davantage pour galvaniser les flibustiers qui n'ignoraient pas
que leur sécurité dépendait de leur victoire totale.
Ils foncèrent et donnèrent L'assaut avec de la vase jusqu'aux genoux.
Michel passa miraculeusement intact au milieu des salves, au premier rang
de sa formation.
Cent flibustiers restèrent sur le carreau, ainsi que quatre cents espagnols.
La ville prise, les vainqueurs raflèrent or et argent, bijoux et marchandises.
Mais beaucoup de trésors avaient eu le temps d'être enfouis dans des
cachettes sûres.
Pour augmenter son butin, Michel exigea de la ville une rançon payable dans
les 24 heures en menaçant d'incendier toutes les maisons si le
versement n'était pas effectué.
Les Espagnols promirent de payer, mais ils cherchèrent à gagner du temps.
Comme à l'expiration du délai, la rançon n'était pas arrivée, Michel fit mettre
le feu aux quatre coins de Gibraltar et se retira sans que l'ennemi osât l'inquiéter.
En dehors du combat, il n'y avait pas eu de victimes.
Mais lorsque les flibustiers reprirent la route de Maracaïbo, la ville n'était
plus qu'un morceau de cendres.
Il ne restait plus qu'un Gibraltar au monde : celui qui marque la fin
méridionale de l'Europe.
Avant de reprendre la mer, le partage du butin se fit sur le rivage espagnol
après que, selon la coutume de la Grande Flibuste, Michel-Le-Basque et
Nau l'Olonnais eussent juré devant leurs hommes que rien n'avait été
« détourné ».
260 000 écus furent comptés (soit plus de trois millions de francs-or) et
l'argent de casse, estimé à dix écus la livre, donna une somme presque
aussi forte.
Michel-le-Basque continua pendant quelques années ses aventures et on
pense qu'il serait rentré au Pays Basque pour y passer ses
derniers jours et profiter des gains accumulés pendant ses aventures de flibustier.


 

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MessagePosté le: Lun 8 Nov - 10:26 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

BELLAMY Sam (Black Sam) 1689 – 27 avril 1717 :





Flibustier anglais ayant sévit dans les Antilles à bord du Whydah Gally vers 1715.
Sa mère meurt peu de temps après sa naissance.
En 1717, peu de temps avant sa mort, il se vanta de son indépendance
auprès du capitaine d'un navire marchand qu'il avait capturé :
 "Je suis un prince libre, je peux faire la guerre au monde entier, je suis
aussi puissant que celui qui commande une flotte de 100 navires sur mer
ou une armée de 100.000 hommes sur terre".
Au Nouveau Monde, il trouve quelqu’un pour financer une expédition à la
recherche de trésors espagnols coulés près des côtes de l’Amérique du Sud.
Cette expédition est un échec.
Il se marie et fonde une famille près de Canterbury.
Il s’associe à Paul Williams et ensemble ils montent leur propre compagnie.
Leur 1ère prise, le Whydah Gally, est un navire richement chargé qui devient
le navire amiral de la flotte pirate avec pour capitaine Bellamy.
La flotte est constituée de 3 navires, dont celui de la Buse.
Toujours très préoccupé par le bien-être de son équipage, et même de ses
prisonniers, Bellamy est également connu pour posséder l’art de motiver ses troupes,
art dans lequel il se considère lui-même talentueux.
Son élégance, son charisme et sa finesse d’esprit lui vaudront le surnom de Prince
des Pirates.
Il est connu pour sa générosité envers les prisonniers et son refus d’attaquer
les navires anglais.
Le 27 avril 1717, il est pris dans une tempête très violente et le Whydah Gally,
alors chargé de trésors provenant de plus de 53 navires, sombre au large
de Cap Cod dans le Massachusetts.
Seuls deux hommes ont survécu : l'un a disparu dans les méandres de l'histoire,
l'autre, Thomas Davis, déclarera à son procès que le Whydah transportait
180 sacs d'or et d'argent lors du naufrage et alimentera le folklore du
Cap Cod avec l'histoire de Bellamy et de la terrible tempête qui causa sa perte.
Huit pirates arrivent à nager jusqu'aux côtes où ils sont capturés.
Six seront pendus et deux, un pilote indien et un charpentier écossais,
seront libérés car ils diront qu'ils avaient été enrôlés de force.
Barry Clifford et une équipe de plongeurs ont retrouvé son navire en 1984 :
c'est le seul navire pirate connu jamais retrouvé.
Ils en ont ramené des armes, des pièces de monnaie, des bijoux et différents
autres objets.

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MessagePosté le: Mar 9 Nov - 16:44 (2010)    Sujet du message: Pirates et Corsaires Répondre en citant

 
 
BELLEVILLE (de) Jeanne (La Lionne Sanglante) vers 1300 – 1359 :

Devenue corsaire par vengeance, elle laisse le souvenir d’une extrême cruauté.
Définie comme une fille fière et farouche des landes celtiques.
Elle était si belle que sa réputation s'étendait à tout le royaume de France.
Elle épouse le seigneur de Châteaubriant qui en fait une jeune veuve.
En seconde noce elle s’unit à Olivier IV de Clisson, chevalier de Nantes,
condamné le 2 août 1343 à la décapitation pour félonie
(accusé d'intelligence avec Jean de Montfort partisan de la succession d’Angleterre)
par le roi de France, Philippe VI.
Ne pardonnant pas au roi sa cruauté envers son époux
(La tête d'Olivier avait été envoyée à Nantes et plantée sur une pique
aux créneaux du château du Bouffay), elle jura de se venger.
Un grand nombre de seigneurs de Bretagne la suivirent et firent une
guerre au roi et à Charles de Blois.
Elle vend une partie de ces biens (le reste lui sera enlevé par le roi et redistribué)
et achète un bateau pour faire la guerre aux navires de commerce français.
Mais elle perd son navire dans un naufrage.
Recueillie par les partisans de Jean de Montfort, elle se réfugie en Angleterre
avec ses 2 enfants et épouse Walter Gauthier de Bentley,
lieutenant du roi Édouard III d'Angleterre et capitaine des troupes
anglaises qui combattent pour Jean de Montfort contre Charles de Blois.
Elle poursuit ainsi sa vengeance par procuration !
Finalement, elle se retire à Hennebont, près du comte de Montfort et sa jeune épouse.
L'un de ses 5 fils, le futur Olivier V de Clisson, bien qu'élevé à la cour d'Angleterre,
servira Charles V puis Charles VI et deviendra connétable de France.
Elle meurt en 1359, on suppose en Angleterre.

 

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